En vacances, on peut être tenté de zapper la réservation d’un camping pour aller planter sa tente dans la nature. Si cette option est à réserver aux plus aventureux, peu attachés au confort et à l’hygiène élémentaire, sachez qu’elle est aussi soumise à des règles strictes. Il ne s’agit pas en effet d’installer un campement où bon vous semble : certaines zones peuvent être interdites ou d’accès limité, et la réglementation peut parfois justifier votre expulsion. C’est pourquoi, il convient de s’informer sur la loi concernant le camping sauvage et de vous renseigner à l’avance sur les aires où bivouaquer sans danger.

La réglementation du camping sauvage

Du point de vue le plus strict et en vertu de l’article R111-32, le camping est permis, en dehors des routes et voies publiques, dès lors que le propriétaire du sol en donne l’autorisation. En règle générale, si le bivouac (arrêt d’une seule nuit sur place lors d’un trajet durant lequel une halte est nécessaire) est autorisé, le camping sauvage prolongé ne l’est pas.

Le camping sauvage peut ainsi être interdit par arrêté du maire ou par le plan local d’urbanisme (PLU). Des limitations peuvent intervenir près des points d’eau faisant l’objet d’une captation pour la consommation, dans les zones où le risque d’incendie est important, ainsi qu’à proximité des sites classés. Ces points doivent néanmoins être spécifiés de façon visible par un affichage en mairie et dans les zones concernées par l’interdiction.

En cas de doute, n’hésitez pas à vous informer auprès de la commune ou de l’office de tourisme de la zone concernée. Il est toujours possible, en vous y prenant un peu à l’avance, d’obtenir une dérogation temporaire de la mairie. Sur une parcelle privée (champ, jardin…), il est également préférable de toujours demander l’autorisation au propriétaire avant de s’installer : soyez poli, souriez, proposez éventuellement un dédommagement, il n’y a pas de raison pour qu’un coin d’herbe vous soit refusé !

Et le camping à la plage ?

camping sauvage plage

 

Selon l’article R111-42 du Code de l’Urbanisme, le camping sauvage est interdit sur les plages françaises pour des raisons de salubrité, mais aussi de sécurité. Inutile donc de tenter le diable, vous risqueriez d’être expulsé et de devoir lever le camp au moindre contrôle des forces de l’ordre. Les plages sont en effet considérées comme des espaces publics et les autorités sont chargées de veiller à leur bon ordre.

Quelques règles simples

Une fois trouvé l’endroit idéal pour planter votre tente ou garer votre camping-car dans la nature, sachez respecter quelques règles de bon sens.

  • Ne vous étalez pas trop : votre campement doit être le plus discret possible.
  • Sans autorisation, évitez de vous attarder : partez de préférence tôt le matin
  • Évitez le désordre aux abords de votre tente : repliez et rangez le mobilier, rassemblez vos ordures pour donner l’apparence d’un bivouac temporaire et ordonné.
  • Respectez les lieux: soyez propre, ne laissez rien derrière vous, dispersez les éventuelles cendres et emmenez vos ordures. Si vous campez à proximité d’habitations, veillez à ne pas faire de bruit pour ne pas troubler l’ordre public et attirer d’éventuelles plaintes à votre encontre.
  • Veillez à votre sécurité: assurez-vous que l’endroit choisi soit sûr et non mal famé, évitez les zones sujettes aux inondations ou aux incendies et, si vous optez pour une plage, informez-vous sur les horaires des marées !

Sachez enfin que, aussi séduisant puisse-t-il paraître, le camping sauvage présente de multiples inconvénients qu’il vaut mieux connaitre avant de partir à l’aventure. L’absence de sanitaires, d’eau potable ou chaude doivent ainsi être pris en considération. Il existe en outre de très jolis campings réglementés à l’aspect sauvage mais dotés de tout le confort élémentaire pour passer de belles vacances en pleine nature. À la campagne, à la montagne, sous les pins ou près de la mer, de nombreuses structures se prêtent à l’accueil des baroudeurs amateurs de sensations authentiques !